Les Deux Frères

Les Deux Frères par Richard Verboomen

On parle parfois de la vie après la mort.
On parle moins de vie après la naissance.
Deux frères jumeaux se concertent et parlent de ce qui se passe après la naissance.
Ils se retrouvent à la fin de leur vie pour faire le point.

Ce dialogue entre jumeaux m'a été inspiré par un texte de la tradition juive.
D'autres couplets sont inspirés par la Bhagavad Gita de la tradition hindoue.
La chanson propose de réfléchir sur la Libération et le sens de la vie, au-delà de toute tradition.

Je sors cette chanson du carton dans lequel elle dort depuis quelques années.
Le thème reste actuel. Peut-être est-il éternel ?
Version PDF des paroles avec les accords cliquez ici: les-deux-freres

 

 

Les deux frères

Ils étaient deux frères
Ils furent condamnés
Privés de lumière
Pendant près d’une année
Ils étaient coupables
De vouloir usurper
La place d’un notable
Reconnu et aimé

Prisonniers dans le noir
Journée après journée
Ils ne pouvaient rien voir
Ne pouvaient rien toucher
Sous le poids de l’épreuve
Ils avaient oublié
Les choses qui se meuvent
Les gens qu’on peut aimer

Ils se mirent à parler
De la libération
De l’heure privilégiée
Où cesserait la prison
Il y a la lumière
La terre et les maisons
Disait l’un des deux frères
La voix pleine d’émotion

Tu rêves disait l’autre
Nous y resterons
Cette prison, la nôtre
Ne me dit rien de bon
Il n’y a rien d’autre
Ailleurs à espérer
Tu joues au bon apôtre
Tu ne peux rien prouver

 

L’année de réclusion
Vint à se terminer
A la satisfaction
Du frère qui espérait
Il fut le premier
A voir la lumière
A être caressé
Par les bras de sa mère

Les cris de son frère
Hors de la prison
Du second renforcèrent
Encore l’opinion
Mais lui aussi quitta
Cet abri fort précaire
Qui pendant tous ces mois
Avait fait son calvaire

Le temps les sépara
De longues années
Mais quand sonna le glas
De la vie du premier
Ils se retrouvèrent
Firent le bilan
Des joies des misères
De l’amour de l’argent

La vie est temporaire
Ne dure qu’un instant
Comme on passe au vestiaire
Pour changer de vêtement
Une autre identité
Sera notre bagage
Cette réalité
Ne trouble pas le sage

 

Les biens de ce monde
Ne nous appartiennent pas
Chacun doit rendre compte
Du moindre de ses pas
A l’heure de la mort
Crois-moi mon ami
Ne refuse pas ton sort
Prend refuge en Lui

Le discours du second
Était tout différend
Son fils et sa maison
Sa femme et son argent
La vie est éphémère
Profitons de l’instant
Je veux être prospère
Reconnu et puissant

Tu rêves disait-il
La vie s’arrête ici
Je sais c’est difficile
De mourir sans l’appui
D’une philosophie
Qui donne une raison
A la mort à la vie
Mais soit fort mon garçon

Ils se sont séparés
Cette fois pour de bon
Le chemin du premier
L’amena à sa maison
Le second m’a-t-on dit
Retourna en prison
Méditer sur la vie
Sur la libération

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