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Quel merveilleux paradoxe !
Par nature nous sommes Espace.
L'infini se limite pour mieux se redécouvrir.
L'Un se fait deux pour se réjouir de sa propre nature.



La création entière est une variante sur ce thème.
Conscience et expérience, Shiva et Shakti, Ying Yang, la première dualité, la première limite. Les émanations des émanations de cette dualité première s'ingénient alors à varier les limites, les couvertures, les créations, pour mieux se distancier et se retrouver à la fois dans la Source.
Mouvement infini de contraction et décontraction de l'Espace.

A travers l'Être tout d'abord, la divinité et les mondes de lumière ensuite, le plan mental, émotionnel et enfin physique, la Vie expérimente d'innombrables formes de vies.

Les souvenirs de l'éternité de la vie, d'une joie sans cause et d'un amour sans bornes hantent toutes les expériences. Qui désire mourir ou souffrir? Si la conscience s'habitue aux confins particuliers de chaque expérience, elle se souvient toujours avec quelque nostalgie de sa nature éternelle et illimitée. Elle projette son espoir de retrouver cet infini dans chaque expérience finie.

L'aspiration qui brûle dans le cœur du saddhaka, du guerrier de lumière, du croyant, du disciple, du chercheur, c'est cette quête de l'espace infini.
C'est la nostalgie et le souvenir du Sans Limite qui anime la quête.
C'est la certitude que le Graal existe et que la transformation alchimique n'est pas une chimère qui pousse à chercher toujours plus loin la fusion avec l'Absolu.

Une infinité de limites.

La morale, l'économie, la religion,… il n'existe aucun domaine de l'expérience individuelle ou collective qui échappe aux limites, aux conventions, aux normes. L'éducation est le processus par lequel les normes et limites sont transmises de génération en génération.

Les normes et les limites constituent des cadres qui permettent de stabiliser une expérience particulière. Les individus dans chaque collectivité se construisent un réseau de structures pour expérimenter telles ou telles lignes énergétiques bien précises. La réalité n'a d'autre solidité que celle apportée par cette adhésion collective à son existence.

La terre plate hier, devient ronde le lendemain au gré de la norme du jour. La distance considérable entre l'Europe et les hypothétiques Amériques d'hier est couverte en quelques heures en avion et encore moins en navette spaciale. Prochain arrêt Alcyone dans la constellation des pléiades, à 500 années lumière d'ici, si vos croyances vous permettent de faire le saut.

Le pouvoir politique d'un dictateur existe quand ses victimes le lui reconnaissent. Les politiciens véreux sont élus par les citoyens envieux. L'impuissance et l'ignorance apparaissent lorsque coupés de notre propre grandeur et de notre divinité, nous abandonnons à d'autres le soin de décider et de savoir.

Et donc l'élève trouve un maître à sa mesure et la question trouve une réponse reflétant son degré d'aspiration à la vérité.

L'attachement que nous nourrissons à nos limites présentes nous retient à notre niveau d'expérience. La peur des conséquences favorise le status quo. La peur de la mort, de notre ombre et du changement, la peur de l'infini de notre propre lumière et notre propre amour est ce qui nous préserve dans l'expérience présente.
Le prix à payer pour se souvenir :
lâcher prise au connu pour retrouver le confort dans l'infini.
La mort de la chenille signifie la vie pour le papillon.

Comment retrouver l'infini au milieu du fini ?
Y a t'il de la place pour l'illimité au milieu de tant de normes ?

Le plus grand message d'espoir c'est qu'en fait l'infini n'est jamais perdu. La couche de diamants sur et dans la quelle tout repose ne perd jamais son éclat et n'est jamais ternie par les circonstances.



L'oiseau ne laisse aucune trace dans le ciel.

Chaque Yin rencontre son Yang et le cercle reste parfait. Il n'y pas de hasard mais des réponses, des retours de manivelles : poussez le Yin et vous déplacez le Yang.

     

Il est possible de laisser couler la vie dans l'espace plutôt que de plier l'espace à nos limites présentes. Lorsque cette possibilité émerge, la Vie reprend ses droits et nous les offre.

A chaque moment la Vie propose à la vie de se souvenir.
La Vie nous invite à chaque instant à reprendre place dans l'infini.
L'infini est à portée de main juste au delà de nos limites.
Le nagual nous attend juste au rebord de la table du tonal.
L'unité est présente dans toute dualité.
Et le chemin commence ici et maintenant.
Aucune circonstance extérieure ne nous fait obstacle.
Nous nourrissons nos limites.
Nous fabriquons et maintenons nos normes.
Prendre la responsabilité de ce que nous nous créons est le premier pas.
Passer du stade de victime des circonstances à celui de créateur de ses propres malheurs permet paradoxalement de retrouver sa force et de commencer à créer autre chose. Plonger avec enthousiasme et intensité dans ce que l'on évite habituellement de ressentir et de reconnaître permet de dissoudre les obstacles.


Ce à quoi on resiste persiste.
Ce que l'on observe se dissout.
Vous voyez?


Richard
Août 2004