Ne pas succomber aux pulsions animales qui émergent
sans prévenir.
Ne pas se laisser envahir par le cortège sans fin des émotions.
Ne pas perdre le contrôle mental, respecter l'apparence.
Résister, se battre, paraître... .
Et pourquoi cela?
Parce que lâcher c'est mourir.
Parce que la résistance c'est la sécurité du connu..
Parce que si je me contrôle je serai aimé.
Parce que le paraître est la norme sociale
et qu'il faut bien faire comme tout le monde.
L'épuisement
et la dépression sont les associés fréquents de
cette résistance frénétique. Et pour sortir du
contrôle il ne suffit pas de savoir pourquoi l'on résiste,
ni d'entendre les recettes du comment. Car la résistance devient
une seconde nature. "Je 'veux' lâcher prise mais je n'y arrive
pas."
Le perpétuel mouvement de la vie broie paisiblement
tous les efforts de statu quo. La fluidité et la transformation
sont les seules réalités stables. Embrasser le mouvement
c'est embrasser la vie. Figer le changement est une utopie.
Le papillon lâche spontanément prise à la chenille.
Embrasser la transformation c'est se marier à la fluidité
de la Vie.
Comment faire?
Peut-on vraiment 'lâcher prise'?
Reconnaître, sentir simplement ce qui est déjà là,
sans rien changer, sans rien faire, sans aspirer à plus tard
ou avant ou à autre chose. Se fondre dans ce qui est là,
ici et maintenant, déjà parfait tel quel, complet ou incomplet,
peu importe le jugement sur les choses et les êtres. Cesser de
nourrir la fuite et atterrir pleinement dans le moment.
Mais comment donc 'faire' cela?
Nous vous proposons un travail de présence et d'observation intense
de la sensation de votre corps, dans le moment. Nous vous proposons
de laisser émerger les mouvements, les sons, les émotions
qui sont bloqués dans vos cellules avec notre assistance bienveillante
et dépourvue de jugement. L'espace vous sera ouvert pour accueillir,
avec toute l'intensité que vous voudrez vous permettre, l'expression
spontanée de votre expérience comme rarement vous en avez
reçu l'autorisation.
Des expériences d'unité profonde sont souvent associées
à cette exploration. Dans cette conscience unitaire il devient
naturel de retrouver le lâcher prise et la détente propre
à notre identité profonde.
Si l'on résiste, cela persiste.
Quant on fait face, cela s'efface.
Le nud serré de la personnalité s'élargit
naturellement et laisse alors la place aux zones plus intimes de notre
identité, dans la lumière et la présence. De nouvelles
étapes de lâcher prise nous sont alors proposées
car tant que quelqu'un tient quelque chose peut on parler de lâcher
prise complet?